PUTAIN, 30 ANS ! – #30, le mag

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La différence entre avoir 29 ans et avoir 30 ans ? Ça n’a rien à voir. En changeant de décennie, il y a la crise de la trentaine et toutes les remises en question associées : qu’ai-je fait de ma vie jusqu’à présent ? Ai-je réussi ? Pourquoi suis-je célibataire ? Est-ce que je suis vraiment heureux(se) dans mon couple? Est-ce que je suis heureux(se) dans ma vie ? Et si je déménageais ? Et si je changeais de job? Et si je demandais une promotion? Quelles conneries ai-je faites que je ne referai pas? Et si je refaisais la déco de mon appart? Et si je me faisais une couleur? Et si je me mettais au sport? Et si j’étais plus sérieux(se) au sujet de ma santé ? Et si je me rapprochais de ma famille ?

Trop de questions existentielles qui ne nous polluaient pas autant l’esprit lorsqu’on était jeunes et insouciants… à 29 ans. Avec Luke, Anna, Alex, Gaëlle, Naomi et Marc, on a récemment fait le point sur tout ce qui avait changé dans nos vies depuis qu’on a 30 ans et… spoiler : PUTAIN, ON EST VIEUX.

30 ans, l’âge de raison

  • On arrête de (trop) picoler en semaine parce qu’il nous faut plusieurs jours pour nous en remettre
  • On arrête de faire des mélanges chelous genre vodka-redbull
  • On cherche à trouver un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle
  • On fait du sport (ou on y songe très fortement), une à deux fois par semaine. Alors qu’on détestait ça à l’école
  • On privilégie la culotte gainante et tous les vêtements confortables
  • On se dit régulièrement qu’il faut faire attention à ce qu’on bouffe parce que putain, les kilos ont du mal à partir
  • On fait « des soirées », des dîners ou des apéros dînatoires. Et non plus des « fêtes »
  • Au bout de deux cocktails, on est déjà pompette. Mais on sait faire la différence entre pompette et bourré et on sait qu’on a passé l’âge d’être bourré. On est trop vieux pour ces conneries
  • On arrête les embrouilles futiles entre potes : on est trop vieux pour ces conneries de « dramas » inutiles
  • On privilégie les produits bio parce qu’on fait tout pour ne pas crever trop tôt à cause des merdes ingérées à cause des produits de beauté ou la bouffe

 

Dès 30 ans, on fait (plus) de trucs de « grande personne »

  • On essaie de se trouver un vrai look afin de ne pas être comme les (trop) nombreux adeptes du combo t-shirt/jean slim/baskets Stan Smith
  • On se coupe les cheveux parce que les cheveux trop longs, ça fait étudiant(e) attardé(e). On n’est plus une fille ou un garçon : on est une femme ou un homme. Ça change tout.
  • On aspire à une vie stable tant financièrement, sentimentalement, professionnellement
  • On aime passer du temps « seul(e) » pour se retrouver… genre le samedi soir
  • On achète de vraies chaussures et pas seulement des baskets. Et certaines fantasment même sur les talons aiguilles en espérant pouvoir, un jour, les supporter plus de quatre minutes
  • On a des goûts musicaux hyper variés et on ne s’enferme plus dans un genre
  • On s’intéresse davantage à la politique et on comprend pourquoi tout le monde qu’ils sont « tous pourris »
  • On a un mec (ou une meuf). On a un compagnon (ou une compagne). On a un copain (ou une copine). On a un(e) financé(e). On a un mari (ou une épouse). Mais non, on n’a plus de « petit(e)-ami(e) ». Expression de jeune.
  • On pense économie, placement, achat, immobilier, bébé, CDI. Voire mariage
  • On boit du vin, une boisson de grande personne
  • On se sent vieux quand on tente d’utiliser Snapchat
  • Quand on part en vacances, on prend en compte le confort du logement : on zappe les campings et les auberges de jeunesse sans intimité
  • On a des douleurs en bas du dos sans rien faire
  • On a parfois des courbatures après le sexe
  • Nos parents nous parlent comme des adultes (enfin… la plupart du temps)

Dès 30 ans, on est (plus) lucide sur la vie

  • On a moins d’amis mais on sait qu’ils sont précieux
  • La notion de liberté dans le célibat laisse de plus en plus souvent sa place au concept de solitude
  • En tant que femme, on cherche un homme et pas un garçon flippé de l’engagement qui fait passer ses potes et le foot avant tout
  • On a passé l’âge de fantasmer sur les « bad boys ». Ou alors on en a conscience et on essaie de corriger ce travers pour ne pas renouveler ce schéma destructeur
  • On songe de plus en plus à faire une thérapie chez un psy parce qu’on sait qu’on a déjà vécu un peu trop de merdes
  • On sait que le sexe, c’est « joie de donner, plaisir de recevoir ». Par conséquent, on sait vite qualifier un(e) mauvais(e) amant(e)
  • On sait parler de sexualité en toute simplicité en admettant les trucs foireux parce qu’on sait qu’il n’y a rien de honteux là-dedans. On a tous connu des fiascos au lit
  • On se trouve de plus en plus de points communs avec Bridget Jones
  • Les incohérences dans Sex & The City nous sautent de plus en plus aux yeux (genre Carrie qui s’achète des pompes de fortune avec pour seul job, la publication de chroniques ? Et en ayant un putain d’appart à New York ? Balivernes, c’est pas ça être journaliste !)
  • On déteste les jeunes de moins de 25 ans. Et on les appelle « les jeunes » avec beaucoup de mépris
  • On a des sursauts d’effroi quand un de ces « jeunes » affirme être né dans les années 90, ou pire dans les années 2000 (#CoupDeVieux)
  • On arrête de fantasmer bêtement sur des stars, on préfère fantasmer sur les personnes de notre quotidien. Plus accessible.
  • En tant que femme, on commence à préférer les gentils geeks, les hommes sensibles et les vrais gentlemen aux séducteurs qui enchaînent les conquêtes
  • On se dit souvent « Mais dans quelle société de merde on vit… C’est ça le monde que vais laisser à ma progéniture ? ».
  • On est un peu ému en repensant au Web de notre époque : Caramail, MSN messenger, les skyblogs, Myspace, Lycos, l’Internet en 56K qui faisait un bruit infernal
  • Parfois on se surprend à sortir une expression de vieux comme « à mon époque… », « l’âge n’est qu’un nombre », « être jeune, c’est dans la tête ».
  • Mais à 30 ans, on sait aussi plein de trucs que les jeunes ne savent pas.

 

 

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PUTAIN, 30 ANS !
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PUTAIN, 30 ANS !
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30 ans, ça pique un peu. On fait le point sur sa vie, on se pose plein de questions, on hésite à changer de vie et surtout... on essaye enfin de se comporter (un peu) comme une grande personne.
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Nos 30 ans - Génération X/Y
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2 commentaires sur “PUTAIN, 30 ANS ! – #30, le mag”

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