PORTRAIT. Samiratou, la Wonderwoman du (beau) biscuit

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Des ressources humaines aux biscuits

Gingembre, citron, cacao, caramel beurre salé… Pas moins de 14 saveurs sont (déjà) disponibles sur le tout nouveau site, www.monbeaubiscuit.com. Cette start-up gourmande est née il y a seulement quelques mois et ne cesse de croître. Une prouesse que l’on doit à la ténacité et le talent culinaire d’une seine-et-marnaise (77), Samiratou Buffiere. Cette jeune femme humble et ambitieuse de 28 ans a choisi de transformer sa passion pour la cuisine en activité professionnelle.

La madeleine de Proust : il était une fois… la pâtisserie de maman

La passion de Samiratou lui vient de sa mère qui a toujours aimé cuisiner et faire de la pâtisserie. Une particularité qui n’en est pas vraiment une dans le pays d’origine de la jeune femme. « La cuisine est associée à la séduction, particulièrement dans les pays d’Afrique de l’Ouest comme chez moi, au Niger » ajoute-t-elle. Mais cette passion ne s’est pas faite sans accroc : « Mon premier gâteau était complètement raté ! J’avais 11 ans et le cake était dur comme de la pierre ! ». Un lointain souvenir qui n’est plus d’actualité tant Samiratou a répété l’exercice avec envie et gourmandise. Aujourd’hui, la vingtenaire excelle dans la pâtisserie, mais il a toutefois fallu quelques déboire pour qu’elle prenne pleinement conscience du potentiel professionnel et artisanal de sa passion.

Racisme, instabilité professionnelle et vie de bouche-trou…

Diplômée d’un master en ressources humaines en 2014, Samiratou se destinait à un joli parcours au sein des directions des entreprises. Une destinée malmenée par la dure réalité économique de notre société et les difficultés inhérentes pour décrocher un précieux CDI. «On m’a encouragé à engranger de l’expérience en attendant ce fameux sésame » nous raconte-t-elle. La voilà donc qui enchaîne les missions d’intérim, comblant ici et là des absences sans qu’un CDI ne lui soit proposé. Une vie de « bouche- trou » de son propre aveu. Succession de missions précaires, absence de sentiment d’appartenance en raison de la volatilité de ces postes, pression… la jeune femme enchaîne les déceptions professionnelles. « Je voulais un CDI pour avoir un statut social » confie-t-elle. Triste reflet de notre société du zapping où tout est jetable, même les salariés.
Dans sa jeune carrière, la jeune femme d’origine nigérienne a aussi rencontré les préjugés racistes. « Une responsable a raconté à une collègue que je travaillais bien, mais qu’à cause de mon accent, mes interlocuteurs risquaient de penser que je ne sais rien faire » nous relate-t-elle, flegmatique, face à un auditoire consterné. « Ne rien savoir faire » ? Un comble pour cette brillante jeune femme diplômée d’un bac+5,  dotée d’une curiosité intellectuelle l’ayant conduit à suivre, à son initiative, une formation d’anglais professionnel, pour optimiser ses chances d’embauche.

Mais les obstacles n’ont pas affaibli Samiratou. Après un énième refus suite à un entretien, le déclic surgit et la vingtenaire saisit l’opportunité. Au lieu de sombrer, la diplômée en ressources humaines transforme sa déception en puissant et revigorant moteur de motivation pour son projet. En début d’année 2018, elle décide que le CAP auquel elle s’est inscrite quelques mois plus tôt -en prévision d’un potentiel projet sur du long terme- sera sa planche de salut. « J’ai arrêté de broyer du noir, j’avais un but dans la vie » analyse-t-elle. Avec son époux, qui l’assiste, Samiratou lance son activité avec « Mon beau biscuit ».

… qui font émerger une femme déterminée

Badass”. Si un anglicisme pourrait aisément la qualifier, ce serait « badass », soit une femme forte qui déchire. Une Wonderwoman, en somme. Et pour cause, malgré les obstacles et les difficultés, Samiratou fait preuve de détermination dans l’entreprise de son projet, s’investissant sans compter à raison de plus de 60 heures par semaine. Marketing, gestion de projet, community management, secrétariat, cuisine, communication, logistique, service après-vente… Samiratou fait tout et supervise tout. Et même si la future trentenaire est d’une exemplaire discrétion, ne vous y trompez-pas : elle a de l’ambition et son inscription en candidat libre au CAP Pâtissier en témoigne. Elle gère ainsi de front sa reprise d’étude et la gestion de sa jeune société immatriculée depuis février 2018. Une fois le diplôme en poche, la biscuitière compte bien ne pas s’arrêter aux seuls gâteaux secs et envisage d’inonder les foyers d’autres gourmandises.

« Je travaille enfin pour moi »

Avoir sa part du gâteau

Mon beau biscuit

  • Le marché du biscuit personnalisé n’est pas encore saturé et « Mon beau biscuit » ambitionne de profiter de sa part du gâteau. L’entreprise, qui n’en est qu’à ses balbutiements, se démarque déjà de la concurrence grâce aux produits nobles utilisés, à l’absence de conservateur et au style artisanal de ses confections. Ici, pas de quantité industrielle, pas de stocks à écouler, pas de personnalisation toute faite. Tout est fait maison : de la prise de commande, à la réalisation des biscuits, jusqu’au packaging. Envie d’un petit mot rigolo pour offrir des biscuits ? Inspirez-vous de ce « Adios les collègues » commandé pour un pot de départ, parcourez le sympathique compte Instagram de “Mon Beau Biscuit” ou faites simplement confiance à votre imagination. Les commandes se font déjà de plus en plus nombreuses sur le site de « Mon beau biscuit » pour le plus grand bonheur de la jeune femme qui savoure cette éclaircie professionnelle amplement méritée.

Cerise sur le cheesecake: des projets plein la tête

Ce succès grisant est probablement le début d’une longue série pour Samiratou. Une tête bien pleine et des mains en or devraient l’installer sur la voie du succès et certains ne s’y trompent pas, quelques influenceurs et médias ont déjà été séduits par les biscuits de la jeune femme, comme Le Parisien qui lui a récemment accordé un long sujet.
Déclinaisons d’autres produits, présence sur de futurs événements, projets plus complexes encore confidentiels, la jeune femme de 28 ans bouillonne d’idées qui pourraient éclore tant en France qu’au Niger. « Je travaille enfin pour moi et je ne vois pas les journées passer » nous confie-t-elle le regard pétillant et la voix portée par l’enthousiasme. L’expression d’une fierté tout en légitimité.

Plus d’infos

  • Sachet « découverte » de 10 saveurs (cacao, Coco, Nature, Caramel beurre salé, Vanille, Citron, Gingembre, Cannelle, Stracciatella chocolat noir et Amande) : 6,50 €.
  • Sachet de 10 biscuits (à choisir parmi les 14 saveurs disponibles) : 5,50 €
  • Sachet de 10 biscuits (à choisir parmi les 14 saveurs disponibles) + personnalisation : 8,90 €

Des biscuits avec le logo de votre entreprise ? Avec une forme particulière ? Une petite surprise à l’occasion d’un EVJF, d’un anniversaire, d’un pot-de-départ, d’un mariage ? Bref, vous voulez plus de folies sur vos biscuits ?

Contactez directement Samiratou via son site internet www.monbeaubiscuit.com
Découvrez aussi son compte Instagram  et son compte Facebook, agrémentés de ses biscuits croquants, gourmands.

 

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