C’est pas que j’aime pas les autres, mais…

Asociale
Reading Time: 3 minutes

L’enfer, c’est les autres

  • Non, je n’aime pas les boîtes de nuit.
    Et tout autre endroit bruyant.

  • Rencontrer une nouvelle personne me stresse.
    Entretien d’embauche, réseautage professionnel, rencard… rien de tel pour me filer la chiasse.
  • Le monde m’angoisse et les gens encore plus.
    Tant de violence dans cette société, ça me donne juste envie de vivre dans un bunker pour me protéger, parce que toute cette agressivité qui émane de notre société… ça me donne envie de taper les autres. Ou au moins de les ignorer à durée indéterminée.

  • Je suis heureuse seule…
    Oui, j’adore me faire un petit dîner avec mon petit verre de vin, chez moi toute seule devant un film, avec le téléphone en silencieux.
  • … mais parfois, j’en veux aux autres de ne pas insister pour prendre de mes nouvelles.
    Oui, bon ça va. J’ai jamais dit que j’étais facile à comprendre, hein.
  • Je déteste l’idée de sortir plusieurs soirs de la semaine.
    D’ailleurs, j’ai déjà du mal avec le concept de « sortir » tout court.
  • Fêter les anniversaires des autres ? Stressant.
    A croire que c’est un exercice imposé par une puissance maléfique pour déterminer si tu es un(e) bon(ne) ami(e) et pour vérifier si tu connais vraiment tes proches. Si tu fais un cadeau foireux, c’est que tu ne connais pas tes amis parce que tu ne les écoutes pas. Et donc que tu es une effroyable personne qui sera jugée par les autres invités.

  • Fêter mon anniversaire ? Pffff.
    Sauf si on est en comité très réduit, pépouze, à siroter du vin jusqu’à une heure décente, genre 23h00.
  • Les fêtes tout court ? Une source d’angoisse.
    Plus de 4 personnes dans une même pièce ? J’angoisse. Des personnes que je ne connais pas ? Je suis en tachycardie. Le plus simple étant que toutes les personnes que je ne fréquente pas quitte la pièce. Là, ça m’arrangerait.

  • Je déteste les gens qui ont la tchatche et à qui tout réussit.
    Parce que eux arrivent à parler facilement à n’importe qui, ont l’air d’apprécier ce truc bizarre qu’est l’interaction sociale et qu’en plus, ça leur réussit dans la vie. Donc, comme je n’aime pas les gens… naturellement, je déteste ces personnes. C’est peut-être de la jalousie. Et bon… peut-être un petit peu de haine gratuite, aussi.
  • Passer une commande au téléphone ? Une épreuve insurmontable.

Merci internet qui me permet d’éviter au maximum les échanges sociaux avec les humains.

  • Aller au cinéma ? Oui, mais sans les gens.
    Merci Netflix, mon amour.

  • Activer le mode « sociabilité » au travail m’épuise.
    Non, je ne suis pas misanthrope, mais j’aimerais que les gens devinent quand il ne faut pas me gonfler. Genre pas le matin jusqu’à 13h00 et pas après 17h00. Faire semblant d’être socialement adaptée au travail, ça me fatigue nerveusement.
  • Les conseils des autres sur ma vie personnelle ou professionnelle ? Je m’en fous.
    « Tu devrais sourire davantage », « tu devrais être plus gentille ». Heu, comment dire ?

  • Oui, parfois je souhaite très fort de très mauvaises choses aux gens.
    Mais seulement ceux qui ne respectent pas mes limites.
  • Être enfermée dans un petit endroit clos avec quelqu’un m’insupporte
    Parfois, je ralentis ou au contraire j’accélère pour éviter de prendre l’ascenseur avec ce collègue à qui je parle à peine d’ordinaire. Descendre plusieurs étages dans ce silence gênant, m’est aussi agréable que d’enlever un tampon super absorbant en étant en fin de règles (les femmes comprendront la douleur).
  • Les transports en commun ? Dégoût, écœurement, asphyxie.
    C’est un bon concept, une bonne idée ce truc de « transports en commun ». Mais le « en commun » est de trop. Entre les frotteurs à qui j’ai envie de broyer la main, les poussettes aussi grosses que des quads pendant l’heure de pointe, les gosses qui hurlent alors que le train est (encore une fois) bloqué entre deux stations, le blaireau qui se prend pour David Guetta en mettant le son de sa musique de merde à fond, celui qui pue dès le matin… Trop de pression, trop de stress, trop de gens.
  • Oui, je mets parfois un casque sur les oreilles avec aucun son dedans.
    J’avais l’impression que c’était la façon universelle et polie de dire « faites pas chier », mais apparemment non, tout le monde ne comprend pas. Puisque des gens osent QUAND MÊME venir me parler pour me demander où se situe l’Arc-de-Triomphe. Une envie : répondre « Où est l’Arc-de-Triomphe ? Bah…DANS TON CUL ».
  • J’ai peu d’amis, mais c’est volontaire.
    Ils respectent mes limites et comprennent (ou font super bien semblant de comprendre) mon besoin de me retirer parfois.

En clair, c’est pas que j’aime pas les gens, mais parfois, j’ai juste envie qu’on me foute la paix, de me rouler dans ma couette comme un rouleau de printemps en attendant que l’hiver passe.

J’ai p’t-être un problème, non ? Heureusement, j’aime pas les gens, mais je t’aime, toi cher lecteur. Tu fais partie de mes VIP.

Summary
C'est pas que j'aime pas les gens, mais...
Article Name
C'est pas que j'aime pas les gens, mais...
Description
Je ne suis pas misanthrope ou asociale. Mais quand même, les interactions sociales me font peur et ne m'intéressent pas. Ai-je un problème ?
Author
Publisher Name
Nos 30 ans
Publisher Logo
Share
%d blogueurs aiment cette page :