5 bonnes raisons… de regarder American Crime Story : The People Vs OJ Simpson

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L’histoire d’un procès culte

L’affaire O.J. Simpson, c’est LE scandale des années 90 aux États-Unis qui s’est fait connaître jusqu’en France et ce, même en l’absence de la puissante caisse de résonance que sont désormais les réseaux sociaux. L’affaire O.J. Simpson, c’est un procès sur-médiatisé et hors-norme qui a servi de trame à la chute d’une icone américaine.

Qui est O.J. Simpson ? Une superstar du football américain reconverti en acteur (mais si, vous l’avez vu dans la comédie Y-a-t-il un flic pour sauver Hollywood?) accusé, en 1994, du meurtre de son ex-femme Nicole et du nouveau compagnon de celle-ci. A l’époque, toutes les preuves le désignent, tant son profil psychologique instable et violent que les preuves matérielles. Pourtant, à l’issue d’un très long procès, O.J. Simpson sera acquitté au pénal pour ce double meurtre (mais condamné au civil).

Alors, si tout est connu d’avance, pourquoi perdre du temps à regarder la saison 1 de la série American Crime Story : The People V O.J. Simpson ? Parce que cette série, visible le dimanche sur Cstar et disponible sur Netflix, est extraordinairement bien réalisée : un bijou produit par Ryan Murphy.

5 bonnes raisons de regarder

1.Parce que le casting est bluffant

Cuba Gooding Jr., vu notamment dans Jerry Maguire, a accepté un rôle difficile. Toujours vivant, O.J. Simpson a représenté la grandeur de l’Amérique… pour mieux en représenter ses travers ensuite. Dans la série, on découvre un homme charmeur avec les journalistes, manipulateur et surtout capable de crises d’hystérie impressionnantes. Cuba Gooding Jr y est dérangeant en O.J. Simpson : son interprétation est tellement réussie qu’elle en devient glaçante. Un très bon choix de rôle pour camper le rôle principal, tout comme Sarah Paulson qui joue Marcia Clark, la brillante procureure qui s’efforcera de condamner O.J. Simpson. On pourra aussi noter la présence de David Schwimmer, ex-Ross de Friends, particulièrement agaçant en Rob Kardashian (oui, oui… le père de Kim, Kourtney et Khloé), un avocat naïf. Sans oublier Travolta qui fait briller un peu plus ce casting hollywoodien cinq étoiles.

2.Parce qu’en retraçant ce procès d’O.J. Simpson, la série fait écho aux tensions raciales actuelles…

L’avocat d’O.J. Simpson, Johnnie Cochran, a orienté le procès sur un terrain qu’il maîtrisait. Brillant orateur et avocat engagé auprès de la communauté noire, Cochran et sa « dream team » d’avocats n’ont pas défendu un homme violent, jaloux et possessif accusé d’avoir assassiné sa femme et le compagnon de celle-ci. Johnnie Cochran s’est efforcé de rappeler qu’il défendait un homme noir accusé par une société américaine raciste qui refusait d’apprécier le succès de ce grand gaillard.

Une argumentation qui a été d’autant plus efficace que le procès est intervenu quelques années après la médiatique affaire de Rodney King qui avait provoqué des émeutes raciales violentes dans tout le pays. Robert Shapiro (joué par John Travolta dans la série) a d’ailleurs confessé en interview : «Non seulement nous avons joué la carte raciale [pour ce procès], mais nous avons bassement truqué le jeu».

3… ainsi qu’au sexisme ambiant

Marcia Clark, la procureure en charge de ce procès désignée pour faire condamne le sportif, a été dénigrée, agressée, critiquée. Pas tant sur son travail, même si son équipe a cumulé les erreurs, mais sur son statut… de femme. Une violence émanant autant de la presse à scandales qui préférait décortiquer ses coiffures et ses tenues que de se pencher sur son travail, que des avocats d’O.J. Simpson  enclins aux paroles déplacées. La série ne s’intéresse ainsi pas qu’au crime, elle pose aussi les questions : comment mener un combat aussi éreintant qu’un tel procès quand on est perpétuellement rabaissée et ramenée à son genre ?

4.Parce qu’une phrase est devenue bigrement culte

S’il y avait une phrase à retenir de ce procès, ce serait indéniablement celle de l’avocat principal d’O.J. Simpson, Johnnie Cochran. La tête pensante de ce qui a été surnommé la Dream Team a trouvé un slogan parfait qu’il a dégainé lors d’une plaidoirie. Mettant en scène une preuve, un gant en cuir tâché de sang recouvert sur la scène de crime, l’avocat a usé d’un sophisme qui s’est avéré efficace. Il a ainsi argué devant les jurés que si ce gant n’allait pas à l’accusé, c’est que ce dernier était nécessairement innocent et qu’il devait donc être acquitté. « If it doesn’t fit, you must acquit ».

5.Parce que les rebondissements se sont enchaînés jusqu’au bout

Acquitté au pénal en 1995, O.J. Simpson est sorti libre malgré les suspicions fortes qui demeuraient. Il a néanmoins été condamné au civil à verser plus de 30 millions de dollars aux familles des victimes. Libre de circuler, la star déchue a connu d’autre problèmes avec la justice. En 2008, il a été condamné à 15 ans de prison ferme pour 12 chefs d’accusation, dont vol à main armée, agression et enlèvement. O.J. Simpson a été libéré (liberté conditionnelle) le 1er octobre 2017 après neuf ans derrière les barreaux. Il a désormais 70 ans.

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Sur Netflix et CStar
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American Crime Story : The People V O.J. Simpson
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